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PATRIMOINE de CORPS-NUDS

l’église Saint-Pierre (1876-1890), oeuvre de l’architecte Arthur Regnault. Cette église est édifiée en remplacement de l’ancienne église qui datait des XVIème et XVIIème siècles. Il est fait mention en 1550 d’une fondation de messes faite par Jeanne Le Clerc, daine de Grasbusson et veuve de Thomas Touchais, « en l’une des trois églises de la paroisse de Cornuz ». De ces trois églises l’on connaît Saint-Pierre et les Trois-Maries ; quant à la troisième, c’était peut-être Saint-Julien, dont nous parlerons à l’instant, à moins que ce ne fût un sanctuaire existant, d’après la tradition, près du village de l’Abbaye, et regardé par certains comme ayant été la première église paroissiale de Cornuz. Nous ne pouvons toutefois décrire ici que l’église Saint-Pierre, récemment démolie. C’était une simple croix portant sur sa porte principale à l’Ouest la date 1571, et sur celle du Nord le millésime 1649. La nef et la chapelle du Sud avaient des ouvertures ogivales, mais le choeur et la chapelle du Nord étaient en plein cintre ; sur la sacristie on lisait la date de 1622. Les autels avaient été donnés en 1659 par le seigneur de la paroisse, et il y avait une grande assemblée le jour de la fête patronale, le 29 juin. Enfin, la confrérie du Saint-Sacrement existait en cette église, aussi bien que celle de Notre-Dame-des-Agonisants, que Clément XII avait enrichie d’indulgences en 1733. La seigneurie de la paroisse et de l’église était le Châtellier, chef-lieu ancien de la châtellenie de Châteaubriant-à-Cornuz. Possédé à l’origine par les barons de Châteaubriant, le Châtellier passa ensuite à la famille du Châtellier ; Pierre du Châtellier le possédait en 1427, et en 1680 Claude du Châtellier déclara être seul seigneur supérieur et fondateur de l’église de Cornuz et de la chapelle des Trois-Maries, et y avoir son banc et son enfeu dans le chanceau, ses armoiries et sa litre (Archives Nationales, P. 1714). Sur l’emplacement de cette ancienne église, M. l’architecte Regnault bâtit un nouvel édifice de style byzantin (Pouillé de Rennes). Les seigneurs du Châtellier possédaient un enfeu dans le chœur de l’ancienne église. Le gisant, qui figure un prêtre aux mains jointes, date de de la fin du XIIIème siècle ou du début du XIVème siècle (il se trouvait à l’origine devant l’autel de la chapelle des Trois-Maries). La chaire, oeuvre des ébénistes Pierre Lemesle et Arsène Dauphin, date du XIXème siècle ;  
le château de Launay-Chauvel (XVII-XIX-XXème siècle). Le manoir de Launay-Chauvel est mentionné dès 1427. La chapelle Saint-François de Launay, désormais disparue, est fondée en 1642 par Françoise Jacopin, veuve de Georges Chauvel, seigneur de Launay. En effet, le 4 octobre 1642, Françoise Jacopin, veuve de Georges Chauvel, sieur de Launay, fonda une messe tous les dimanches et fêtes en la chapelle de son manoir de Launay et la dota de 40 livres de rente. Mais plus tard l’évêque de Rennes, trouvant cette dotation insuffisante, interdit la chapelle. Alors, le 14 octobre 1684, Jean Chauvel, sieur de Launay, fils de la fondatrice, augmenta la fondation et l’éleva à 70 livres de rente. Mgr de Beaumanoir approuva ce nouvel acte le 11 avril 1686 et permit de faire desservir la chapelle. Pierre Briand en 1760, et Jean Hindré en 1775, en devinrent les chapelains. On trouve un puits à la ferme du château de Launay-Chauvel. Propriété successive des familles Chevalier (en 1427), le Clerc (en 1513), Téhillac (en 1571), Renouard, seigneurs de l’Onglée (en 1596), Chauvel (en 1618). Le manoir est vendu en 1775 à Renée Jamet, veuve de Simon Reconseille ;  
le manoir de la Fontaine (XV-XXème siècle), ancienne fortification médiévale. La chapelle de la Fontaine, aujourd’hui disparue, dépendait du manoir de ce nom, appartenant en 1427 à Jehan de la Fontaine, et en 1513 à Louis des Déserts. La ferme, dépendant de manoir, date du XIXème et XXème siècles. Propriété successive des familles Thierry (en 1482), Désert, seigneurs de Bréquigny (vers 1513), Espinay (en 1541), Téhillac (vers 1571), Renouard, seigneurs de l’Onglée (en 1596), Thiroux, sieurs de Saint-Cyr (en 1730 et 1789) ;  
le manoir de Radeux (XVI-XXème siècle). Il dépendait de la seigneurie du Châtellier. Il était à la famille Pan en 1513 ;  
le château du Châtellier (XVIIème siècle). Il est saccagé pendant la Ligue par les royaux et Montbarot y place une garnison en 1593. Il est reconstruit en 1632 par Charles du Châtellier (ou Chastellier), conseiller au parlement. Les communs portent la date de 1667. Il possédait alors une chapelle, un colombier, un pont-levis et des douves. Le 30 octobre 1654, Charles du Châtellier, seigneur dudit lieu, fonda des messes tous les dimanches et fêtes dans la chapelle de son manoir du Châtellier (Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, 9 G, 42). Claude du Châtellier déclara en 1680 que l’une des quatre tours flanquant la terrasse de son manoir était occupée par ce sanctuaire. Le domaine est érigé en châtellenie en 1579 et possède un droit de haute justice. Propriété successive des familles Chastellier (au début du XIVème siècle), Angier de Lohéac, marquis de Crapado (en 1678), Goyon, comtes de Nort (en 1765), Guerry, seigneurs du Boisguerry (en 1777 et 1789) ;  
le manoir de la Planchette (XVIème siècle), ancienne fortification médiévale ;  
la maison natale de Jacques Corbière (XVII-XVIIIème siècle) ;  
l’ancien hôtel Saint-Pierre (XVIIème siècle). Il servait autrefois d’étape aux diligences ;  
l’hôtel de la Chaumière, situé dans le bourg, est institué relais de Poste en 1833 ;  
le lavoir (XIX-XXème siècle), situé au lieu-dit la Sauvagère ;  
le four à pain (XIXème siècle), situé au lieu-dit les Mares ;  
l’école Saint-Joseph (1888), situé Impasse du Presbytère ;  
le four à pain (XIX-XXème siècle), situé au lieu-dit Bel-Hôte ;  
5 moulins dont les moulins à eau de Choisel, de Vénon, du Planty, Briand, et le moulin à vent situé route de Chanteloup ;  

A signaler aussi :  

PATRIMOINE de CORPS-NUDS clip_image001  la découverte dans le bourg de Corps-Nuds en 1913 de plusieurs tombeaux en calcaire coquillier ;  
clip_image001  l’ancienne chapelle des Trois-Maries. Elle dépendait, semble-t-il, d’un ancien hôpital. La chapelle se composait d’une simple nef, son portail ouest était daté de 1786. Les seigneurs du Châtellier possédaient un enfeu dans le chœur ;  
clip_image001  l’ancienne chapelle Saint-Julien, qui touchait celle des Trois-Maries, et aujourd’hui disparue ;  
clip_image001  l’ancienne chapelle du Chastenay, aujourd’hui disparue ;  
clip_image001  l’ancienne chapelle d’Estrelles, aujourd’hui disparue ;  
clip_image001  l’ancienne chapelle de Ville-Thébert (ou Villethébert), aujourd’hui disparue. La chapelle de Villethébert, dont on montre l’emplacement, avait dû être une fondation des moines de Melleray, qui jouissaient du trait de dîme de Villethébert ;  
clip_image001  l’ancien manoir de la Coupe-d’Orge. Propriété successive des familles d’Auvergne (en 1482 et 1513), Espinay (en 1541), Téhillac (vers 1571), Renouard, seigneurs de l’Onglée (en 1596), Valloys (en 1787) ;  
clip_image001  l’ancien manoir de la Houssais ou de la Houssais ou de la Houssaye. Sa chapelle, dédiée à sainte Marguerite,  a disparu. Le 8 juin 1677, Siméon Chauvel, sieur de Lillion, demeurant à la Houssaye, y fonda des messes tous les dimanches et fêtes dans « une très-belle chapelle » bâtie à côté de ce manoir ; l’ordinaire approuva cette fondation le 19 juin 1677, Jean Péan en fut nommé chapelain, et en 1719 Joseph Cheminant prit possession de la maison de la chapellenie. Le manoir était à la famille Saint-Malon en 1513 et à la famille Chauvel, sieurs de Lillion en 1650 et 1762 ;  
clip_image001  l’ancien manoir de Chavigné. Il relevait de la seigneurie de Châteaugiron. Propriété successive des familles Loaisel, seigneurs de Chambières (en 1591), Cahideuc (vers 1682), Bouays (en 1718), le Maistre, comtes de la Garlaye (en 1764) ;  
clip_image001  l’ancien manoir du Planty. Il était aux seigneurs de Corps-Nuds en 1427, puis aux seigneurs du Chastellier en 1513 et en 1789 ;  
clip_image001  l’ancien manoir du Haut-Coudray. Propriété successive des familles Auvergne (en 1513 et 1689), Hamel (en 1718), Thiroux, sieurs de Saint-Cyr (en 1733). Un autre manoir du même nom était à la famille Désert en 1513 ;  
clip_image001  l’ancien manoir de Velobert. Il avait autrefois une chapelle privative appartenant vers 1427 à Jeanne Brochart, femme de Thomas du Bé, et en 1513 à Jean du Reffous (ou Refous). Propriété successive des famille Velobert (aux XIIIème et XIVème siècles), Brochart (avant 1427), Bé (en 1427), Refous (en 1513), Pèlerin (en 1522), Chastellier (en 1595 et 1789) ;  
clip_image001  l’ancien manoir des Bouëxellières. Propriété successive des familles Vaulx (en 1427), Auvergne (en 1513 et 1638), Denyau, seigneurs de Chanteloup (en 1718) ;  

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